SAMEDI (dissabte) 7 JUIN 2008

21h
Théâtre de la ville - Auch

L’oiseau rare

Edwige BOURDY, chanteuse
Benoît URBAIN, pianiste
Caroline LOEB, mise en scène



Quand une géniale “touche à tout”, chanteuse-metteur en scène-comédienne (Caroline Loeb) et une étonnante soprano aux multiples facettes (Edwige Bourdy) se rencontrent, elles nous offrent une histoire bouleversante dans un magnifique hommage au music-hall et à la comédie musicale. Jonglant des émotions comme des situations, Edwige Bourdy étourdit la scène où strass et paillettes sont remplacés par les larmes et le rire. Simple et éblouissante.

TALENT RARE
Jonglant des émotions comme des situations, Edwige Bourdy étourdit la scène. Et offre à son public un surprenant spectacle de music hall où strass et paillettes sont remplacés par les larmes et le rire. Simple et éblouissante.

Arlette a la scène dans le sang, le chant dans le coeur et du talent à revendre. Mais Arlette n’a pas de chance et à l’éprouvant exercice des auditions, personne n’a jamais voulu lui en laisser une. Ni grande, ni petite. Et les « merci, mademoiselle, on vous rappellera » ou autres « au suivant ! » ont presque eu raison de ses rêves. Presque seulement. Et cet après-midi, elle s’offre une dernière chance. La toute dernière… Mais le producteur tarde à arriver. Alors, en l’attendant, de rêves en confidences, elle se livre au pianiste du lieu. Lui contant la valse de ses auditions, elle lui offre la magie de son éventail de talents.

Et Edwige Bourdy est éblouissante dans ce rôle de femme drôle et fragile, virtuose et chancelante. Un rôle taillé à son incomparable mesure, qui lui va, forcément, comme un gant. Maîtrisant parfaitement la technique vocale, la comédienne excelle aussi bien dans le répertoire classique que dans la variété. Et dans l’art de la comédie. Edwige Bourdy, c’est une comédie musicale à elle toute seule. Elle chante à vous donner le frisson, raconte la vie d’Arlette comme si elle parlait de la sienne. Et qu’importent que les mots soient ceux d’Aznavour, les siens ou ceux de Yves Coudray. Ils sont siens.

Adorable en Betty Boop, désopilante en Catherine Ringer et Madonna ou émouvante à en pleurer en Dalida. LA Bourdy démonte la mécanique d’un show-biz broyeur de talent et en fait un bouquet d’émotions qu’elle offre en toute simplicité à son public. Notamment grâce à la musicale complicité de Gilles Baissette. Pour un spectacle qu’ils tissent tous deux avec talent. Du rire aux larmes et des larmes au rire. Enivrant.