
| Dimitri NAÏDITCH, Pianiste |
Dimitri Naïditch est né en 1963 d'un père physicien et Académicien et d’une et mère, Nina, reconnue comme l’un des meilleurs professeurs de piano d’Ukraine pour les jeunes de 3 à 18 ans.
Dès la petite enfance, il se produit dans diverses salles de concert de sa ville natale, Kiev. Dès l’âge de 17 ans, à la fin de ses études à l'Ecole Secondaire Spéciale de Musique pour les Enfants Doués de Kiev, il obtient le prestigieux Diplôme de Pianiste-Interprète.
Durant ses études au Conservatoire Supérieur Tchaïkovski de Kiev, dans la classe de piano de Igor Riabov il suit également les cours de direction d'orchestre symphonique (Roman Koffman) et de Composition (Ivan Karabits).
Son interprétation avec l'Orchestre Symphonique de Kiev du 3ème Concerto pour piano de Rachmaninov, en 1984, fut l'événement de la saison musicale en Ukraine.
En 1988–89 il remporte le Concours National de piano de Vilnius (Lituanie) et le Concours International de Kalis ( Pologne ).
En 1990, Dimitri NAIDITCH couronne brillamment ses études au Conservatoire Supérieur Tchaikovsky par quatre Premiers Prix : Interprétation, Musique de Chambre, Professorat et Accompagnement.
Après le Conservatoire, il suit un cycle de perfectionnement de deux ans à l'Académie Pédagogique de Musique " Gniessin " de Moscou ( professeur Igor Brill ).
Au cours de sa carrière professionnelle de pianiste-interprète Dimitri NAIDITCH n'abandonne pas la composition. Il écrit la musique pour les créations de plusieurs théâtres d'Ukraine et de Russie. La Radio Nationale d'Ukraine enregistre une partie de ses compositions pour la "Phonothèque en Or ".
Parallèlement, il se passionne pour le jazz et participe aux principaux festivals de jazz d'Europe de l'Est, de Suisse, d'Italie, avec ses compositions personnelles, qui constituent une relecture tour à tour romantique et excitante du jazz contemporain, du folklore natal et de musique classique. Le côté proprement surréaliste de sa démarche ne cesse de s’affirmer, de même que l’humour qui parcourt ses œuvres et donne à ses concerts leur teinte si particulière, sans pour autant dérouter le public réputé exigeant de son pays natal, bien au contraire . Les Musiciens de l’ARFI le découvrent entre Kiev et Odessa et l’entraînent à leur suite dans leur projet Potemkine.
En 1992, après une tournée dans la région lyonnaise il s'établit en France où il poursuit son activité de concertiste en se produisant dans de nombreuses villes : Rouen, Niort, Lille, Nice, Cherbourg, Sorgue, Mulhouse, Grenoble, Toulouse, Paris, Givors, Nogent-sur-Marne, Saint Etienne, Luxembourg...
En juillet 1992, il est invité au Festival de l'Union Européenne de Radiodiffusion à Vienne.
Durant ces années, Dimitri NAIDITCH a donné plusieurs récitals en public diffusés en direct par "France Musique ".
Le mouvement culturel "Suivez le jazz" le nomme "Révélation de la saison 94/95". Ses concerts sont programmés dans tous les grands centres culturels de la région lyonnaise : " Briscope " ( Brignais ), "l'Atrium" ( Tassin ), " Théo Argence " ( Saint-Priest ), "Le Radiant" ( Caluire ), le Théâtre de Villefranche et le Théâtre de Venissieux...
Depuis 1993, il anime un stage annuel de piano dans le cadre des Rencontres Internationales Appassionata à Villié Morgon.
Depuis 1994, il dirige un stage d'improvisation au Conservatoire National Supérieur de Musique de Lyon et concrétise ainsi, outre ses talents de concertiste et de compositeur, ceux de pédagogue.
Parallèlement, il joue en duo avec Jean Estournet, violon soliste de l'Opéra National de Lyon (Notamment dans la Salle Varèse , en mai 1996). Le CD album, « De l’Avis d’un Clown » (IDA / Harmonia Mundi), enregistré par Naïditch en solo, sort en avril 96. Son originalité et sa fraîcheur lui valent un succès critique unanime. De nombreux concerts en solo suivent ainsi que des tournées avec l’ARFI. Récital Liszt au Théâtre de Verdun.
1997
Initie un Trio avec Jean-Jacques Avenel (contrebasse) et Joël Allouche (batterie). Concert en solo au Tourcoing Jazz Festival.
Crée et anime un stage annuel de piano improvisation interprétation au CNSM de Lyon.
1998
Carte blanche dans le cadre du Festival de l'ARFI à l'Elisée. Son concert en solo est retransmis en direct sur France Musique pour l'émission « Jazz club en Direct » de Claude Carrière.
Crée et interprète la musique du documentaire de Claude-Pierre Chavanon « Blaise Cendrars » pour France 3
1999
Dans le cadre de sa résidence au Théâtre de Saint-Quentin en Yvelines crée et réalise un spectacle Duel Duo avec Mario Stantchev , scénographie de Roger Gemser.
Enregistre un CD de musique de chambre avec Vladimir Chevel (violoncelle).
Crée avec Sabine Minne un Festival de jazz et musique classique, « Les Mélomanies d'Annonay ».
A la demande du Conseil Général d'Isère compose un conte musical, "Valse perdue", pour deux orchestres et un conteur.
Concert en piano solo au Festival de jazz de Mölde (Finlande).
Concert improvisé à deux pianos avec Youri Kouznetzov dans le cadre du « Festival Est-Ouest » à Die.
Récital de musique de chambre avec Vladimir Chevel dans le cadre du programme national «Regard sur la culture ukrainienne» à Lyon.
Enregistrement d'un CD en trio avec Jean-Jacques Avenel (basse) et Joël Allouche (batterie).
2000
Représentation triomphale de Dialogue dans la Salle des Colonnes de Kiev. Dans ce très créatif et énergique programme pour piano et orchestre symphonique, Naïditch construit autour de Ravel, Zodaï, Chostakovitch ou Webern, une œuvre singulière qui donne libre cours à ses talents d’improvisateur. Cela avant d’apporter un sang pianistique et conceptuel très neuf à la Rhapsodie in Blue de Gershwin.
Duos avec Vladimir Chevel et Didier Lockwood aux Mélomanies d’Annonay qui verront également Dialogue créé pour la première fois en France.
2001
Continue à enseigner le jazz au Conservatoire National Supérieur de Lyon et à se produire avec l’Arfi, mais également en trio et piano solo.
Poursuite de ses rencontres très profondément jubilatoires avec Didier Lockwood, notamment au Festival de l’Improvisation et de l’Ephémère à Bourg-en-Bresse.
Sonates pour piano et violoncelle de Franck et Schubert, Grand Tango de Piazzola avec Vladimir Chevel.
Et toujours à Annonay, devenue le creuset de ses audaces, création très remarquée en duo avec Richard Galliano.
Nombreux concerts de jazz et de musique classique, avec ou sans orchestre philharmonique en Ukraine, Finlande et dans les Pays Baltes.
2002
Création à la Philharmonie de Kiev de Sympholies, vaste fresque quasi surréaliste pour piano et orchestre, composée et orchestrée par Dimitri Naïditch, mais incluant en première partie l’époustouflant 3ème concerto pour piano de Rachmaninov.
Ces « improvisations concertantes et déconcertantes » avec le Symphonique National d’Ukraine sous la direction de Nikolaï Dyadiura sont reprises à Annonay, qui voit également Naïditch se produire en duo jazz avec Stefano di Battista.
Poursuite des concerts en duo avec Didier Lockwood, notamment au Théâtre de Vienne, et au Festival des Arts Jaillissants. Puis en trio, (création aux Fêtes de l’Abbaye de Corbigny), enrichi d’une partie plus classique accueillant la soprano Caroline Casadessus sur des œuvres du répertoire, mais aussi de Didier et Dimitri.
Concertos de Mozart en novembre à Kiev. Composition et préparation de la Suite KlassikJazzpour piano solo.
Réflexion sur la conception d’un programme d’hommage à l’immense Friedrich Gulda, spécialiste de Mozart autant que d’Armstrong , partenaire de Chick Corea comme de Claudio Abbado. Un musicien que Dimitri Naïditch eût aimé rencontrer, pour un de ses duos de rêve peut-être, mais surtout partager leur expérience intime de ce qu’il faut bien appeler la double parole de la musique, interprétation du texte classique et liberté jubilatoire de l’improvisation et du rythme. |
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