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La voix dans tous ses éclats !

REQUIEM de Gabriel FAURÉ

Orchestre de Chambre de Toulouse

21h00
Cathédrale d’Auch

REQUIEM de FAURE, Messe basse pour voix de femmes et orgue, Adagio de Samuel Barber et autres oeuvres...
Orchestre de Chambre de Toulouse, direction : Gilles Colliard
Ensemble vocal Unité, direction : Christian Nadalet
Soprano : Clémence GARCIA
Baryton : Christian NADALET
Direction : Patrick de CHIRÉE


On oublie parfois que l’histoire du Requiem s’apparente à un véritable feuilleton. Tout commence au milieu des années 1860 alors que Fauré accompagne régulièrement des enterrements à l’orgue. Il se lasse de toute une lourdeur musicale imposée par la mort et décide en 1887 de composer un ouvrage conforme à ses vœux. « La mort est une délivrance heureuse, une aspiration au bonheur », dit-il pour expliquer le caractère singulier de sa messe des morts ; l’une des premières à être écrite dans un esprit d’apaisement et non pas de souffrance. Point de Dies Irae, séquence apocalyptique jusque-là indispensable, rendez-vous compte !

Le Requiem de Fauré va connaître trois versions. Donnée pour les obsèques d’un paroissien, en l’église de la Madeleine à Paris le 16 janvier 1888, la première présente une instrumentation de couleur angélique : on entend des cordes, une harpe, des timbales et l’orgue. Fauré lui-même dirige et, à cette occasion, présente au public un garçon de dix ans qui chante le touchant solo du Pie Jesu. Il s’agit de Louis Aubert, futur compositeur et pianiste - que l’on retrouvera en 1911 pour la création anonyme des Valses nobles et sentimentales de Ravel !

Le 28 janvier 1892, à l’église Saint-Gervais, on découvre une nouvelle mouture de l’ouvrage : Fauré a ajouté l’Offertoire et le Libera me, pour baryton solo.
Il faudra attendre 1899 - et passer par des discussions acharnées entre Fauré et l’éditeur Julien Hamelle à propos de l’orchestration - pour enfin en arriver à la dernière version, un Requiem symphonique. Il est d’abord présenté à Lille, puis Paris pour l’Exposition Universelle de 1900 ou encore Bruxelles. Les critiques apprécient « sa simplicité et son raffinement », même si certains y voient trop de « demi-teintes et d’ombres légères ».

La version donnée ce soir est la première (1888) : Les voix sont accompagnées par les cordes, une harpe et un orgue. Gabriel Fauré justifiait sa démarche en expliquant que Dieu est avant tout « un gigantesque synonyme du mot Amour ».


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